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5G : pourquoi il faut se méfier (à tout prix) de l'effet Waouh


Technologie : La 5G oui, mais pas n'importe comment dit Ericsson France. Il ne faut surtout pas sur-promettre. Il faut d’abord trouver de nouveaux cas d’usage et atteindre un taux de couverture acceptable : il devra être d’au moins 40 % pour commencer a peser.

Tribune d'Auteuil - Ericsson France avait choisi rien moins que le Parc des Princes hier 11 octobre pour proposer à ses clients, prospects et à la presse une journée de présentation sur les avancées de la mobilité 5G. Franck Bouétard, p-dg d’Ericsson France, a tenu à jouer cartes sur table.



Pour le grand public, « il ne faut pas s’attendre à un effet ‘waouh’ » dit-il. Cela dit, la 5G reste globalement prometteuse.

Les français attendent l’équivalent du Wifi…

Selon une étude de la société, 4 utilisateurs français sur 10 attendent de la 5G un confort au moins égal sinon supérieur à celui du Wifi. Et 1 sur 4 attend une meilleure expérience et se dit prêt à investir dans un smartphone 5G en année 1. La consommation de giga-octets par mois en 2023 pourrait se situer à 25 Go mais, avec la vidéo HD (4K) « immersive », pourrait atteindre les 150 Go. Mais il est difficile de dire combien l’utilisateur sera prêt à payer…

« Beaucoup de doutes planent sur ce que sera ce marché : il ne faut surtout pas sur-promettre, car pour les utilisateurs, par rapport à la 4G, cela ne changera pas beaucoup. Il faut d’abord trouver de nouveaux cas d’usage et atteindre un taux de couverture acceptable : il devra être d’au moins 40 %. Et donc, le prix des fréquences (fixé par les régulateurs et les Etats) ne devra pas dissuader les opérateurs d’investir dans la couverture » indique Jasmeet Sethi du labo de recherche d’Ericsson à Stockholm.

Des démonstrations édifiantes

Côté démos, les réalisations s’avèrent plutôt probantes, même s’il est trop tôt pour comparer les scores entre 4G et 5G. Ericsson a montré un jeu vidéo de sport en réalité virtuelle, en ‘live’. Egalement, l’incrustation en ‘holoportation’ de deux musiciens à distance sur un plateau ‘live’ où jouent deux autres musiciens.

Autre démo, le partage de spectre 4G/5G sur l’ERS 5G ready NR et la possibilité de transférer à 2 gigabits/s ou encore une application de gestion de flotte et une autre sur des vidéos ‘VR’.

Les avantages concrets de la 5G

Le volume des données transmis pourra être multiplié par 1000, la latence réduite de 5 fois et le débit des données, pour les utilisateurs, multiplié par 10 ou 100. Reste que l’avantage de la très faible latence (une milliseconde) ne sera pas visible avant fin 2019 avec la disponibilité du ‘dual-mode’ en cœur de réseau (5G EPC / 4G-5G LTE, et 5G Core / ready NR).



La consommation d’énergie sera abaissée notamment sur les antennes grâce au ‘beamforming’ (concentration du rayon sur les équipements connectés), ce qui devrait permettre de compenser l’augmentation de consommation due aux très hauts débits. L’infrastructure 5G est censée absorbée 9 fois plus de trafic que l’actuelle, à consommation d’énergie égale.

Ericsson considère 4 catégories d’usages principaux pour la 5G :

  1. le très haut débit mobile (HDM), comme sur la 4G / LTE (réalité augmentée, etc)
  2. l’accès fixe sans fil (sur le dernier kilomètre, ou FWA, fixed wireless access).
  3. la communication en masse d’objets (IoT « massif », pour des dizaines de millions d’objets ; là aussi « pas très différents de la 4G », avec le ‘narrow band’,bande étroite).
  4. les communications critiques M2M (pilotage d’un drone à distance, télé-opération chirurgicale, pilotage d’un robot dans une usine ou d’un véhicule à distance).

Des tests en cours dans le monde entier

En France, Ericsson est officiellement en partenariat avec Orange et Bouygues pour des projets pilotes, mais également avec de grands industriels dont PSA et l’UTAC.

En Europe, les premiers pilotes démarrent en ce 4ème trimestre 2018 et le premier lancement commercial est attendu pour le 2ème semestre 2019 (cf. l’Arcep en France). Les premiers cas d’usage visent le Enhanced mobile broadband (eMBB) et les communications critiques M2M. La bande des fréquences est principalement de 3,4 à 3,8 Ghz, mais aussi 26 GHz, 700 et 800 MHz.

En Amérique du nord, les premiers pilotes ont démarré en 2017, surtout dans la fréquence des 28 GHz, partiellement sur 39 GHz, 600 MHz) ; Verizon (avec Ericsson) réalise un premier lancement sur ce 4ème trimestre 2018. Les premiers cas d’usage sont orientés FWA (accès fixe sans fil).

En Asie, les premiers pilotes ont commencé en 2017 (pré-3GPP) et les premiers lancements attendus début 2019 en Corée du Sud, Australie et Japon. A noter que la Chine aurait choisi d’attendre 2020. Les premiers cas d’usage sont, là aussi, l’eMBB. Les fréquences sont surtout entre 3,3 et 5 GHZ, et 28 GHz, 39 GHz.

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