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Cloud, big data et cybersécurité : priorité aux jeunes


Chiffres : Les entreprises recherchent des compétences et embauchent dans les secteurs du cloud, du big data et de la cybersécurité. Elles se montrent très exigeantes sur les compétences, tout en privilégiant les candidats encore peu expérimentés. De quoi expliquer leurs difficultés de recrutement ?

La transformation numérique tire l'activité économique des entreprises du numérique en France. Pour 2018, Syntec Numérique table sur 11,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires dans ce secteur, en croissance de 16% sur un an.

Et parmi ces projets, c’est le cloud qui draine le plus d’investissements (+22%) à 4,3 milliards d’euros. Mais les domaines de la donnée et de la cybersécurité sont également des vecteurs d'activité. Or pour répondre aux demandes du marché, les fournisseurs ont besoin de salariés compétents dans ces secteurs.

D'abord des offres des acteurs informatiques

A plusieurs reprises, les employeurs ont fait état de leurs difficultés de recrutement. Mais quels profils exactement recherchent les entreprises, et pas seulement les ESN ? L'Apec a examiné les offres d'emploi publiées en 2017 (21.000) pour établir la liste de ces profils.

L'Agence en retire trois résultats clés : "les compétences comportementales deviennent indispensables aux yeux des recruteurs ; les entreprises franciliennes dominent le marché ; les candidat•e•s ayant de 1 à 3 ans d’expérience sont les plus recherchés."

 

Les plus actifs, au moins sur le front des offres d'emploi, sont les entreprises de l'informatique, dont les ESN : 52% des offres pour le big data, 58% pour le cloud et 38% pour la cybersécurité. Cela s'explique toutefois par un turnover important et des pratiques propres à ces acteurs, comme celle visant à constituer un vivier de candidats - et non pour pourvoir un poste à un instant T.

"Certaines pratiques de sourcing de candidats spécifiques, consistant à anticiper des besoins en compétences, gonflent artificiellement le volume d’offres" prévient ainsi l'Apec. Les offres ne peuvent donc à elles seules suffire pour confirmer la réalité d'une pénurie - sans contredire l'existence de tensions.

Cependant, cloud, big data et sécurité n'intéressent pas uniquement les prestataires de service. Leurs clients aussi cherchent à se doter en interne des bonnes compétences. Illustration : dans "le big data, la banque-assurance représente 7 % des offres de data scientists et 5 % de celles de data analysts."

Dans le domaine du big data justement, le profil les plus recherché est celui de "développeur intégrateur", 48% des offres dans ce domaine de compétence. Pour le data scientist, c'est tout juste 4%.

Des jeunes cadres, mais avec des compétences de baroudeurs 

Les entreprises ne chercheraient donc pas en réalité à en recruter ? Pas nécessairement. Elles peuvent avoir recours à d'autres méthodes pour les identifier et les embaucher. "Dans ces domaines émergents, sophistiqués et transverses, il faut noter que la recherche des profils les plus rares et les plus pointus se fait également via des plateformes collaboratives de type Git Hub ou encore sur les réseaux sociaux" signale ainsi l'Apec.

Dans une industrie souvent accusée de pratiquer le "jeunisme", en particulier les ESN, big data, cloud et cybersécurité, présentés comme à la base de la transformation numérique et à ce titre critiques, les profils expérimentés n'ont-ils pas une carte à jouer ?

Ce n'est pas flagrant si on se fie aux offres d'emploi. La priorité est clairement donnée aux jeunes cadres (1 à 3 ans d'expérience), visés par 47 à 49% des propositions d'embauche. Les professionnels de 8 d'expérience et plus ne sont concernés que par 3% environ des offres.

 

"Un certain niveau d’expérience est néanmoins nécessaire pour certains métiers pour lesquels un minimum de 4 ans d’expérience est requis : c’est le cas pour les métiers de chef de projet big data (dans 39 % des cas), d’architecte big data (28 %), chef de projet cloud (41 %), d’architecte cloud (40 %), chef de projet cybersécurité (35 %), d’architecte sécurité (32 %)" observe cependant l'Apec.

En privilégiant à plus de 50% certains profils d'expérience, les entreprises pourraient se couper d'une partie des professionnels disponibles - ce qui pourrait expliquer les difficultés dont elles témoignent à pourvoir leurs postes.

D'autant qu'en termes de formation, la diversité n'est pas non plus la norme : "essentiellement à des niveaux Master et des profils issus d’écoles d’ingénieurs (dans au moins 8 cas sur 10)." Cette pratique peut toutefois, en partie, se justifier par la technicité des missions à remplir.

Dans son étude, l'Apec souligne d'ailleurs le niveau élevé des exigences des employeurs, attendant des candidats qu'ils maîtrisent de "nombreuses compétences techniques", impliquant "pour les professionnels de ces métiers d’être en permanence en veille sur les technologies et leurs pratiques."

Mais ces exigences ne peuvent pas toujours être satisfaites, voire peuvent sembler irréalistes. Pour l'illustrer, l'Apec cite l'exemple d'une offre ouverte aux diplômés ayant un an d’expérience, mais exigeant pourtant des compétences (…) qu’il est extrêmement rare de maîtriser en un an." La transformation numérique a un coût et, visiblement, toutes les entreprises ne sont pas disposées ou en mesure d'en payer le prix, y compris sur le plan des compétences.

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