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Le très haut débit, levier incontournable de la transformation numérique

Fibre et Transfo, les acteurs en présence : Orange


Business : Difficile d’éviter Orange sur le marché des télécoms. L’opérateur historique dispose de la couverture fibre la plus importante et d’une part de marché de 70% sur le marché des entreprises.

Acteur historique des télécoms, Orange exerce une domination incontestable sur le marché des entreprises. Sa filiale destinée aux entreprises, Orange Business Services (OBS), dispose d’une part de marché de 70 %, le restant se partageant entre ses concurrents principaux, SFR puis Bouygues Télécom ainsi que de nombreux acteurs alternatifs. Et cette domination se voit également au niveau du très haut débit fixe, tant en couverture qu'en nombre de clients pros.

 

Le réseau fibre d’Orange

Fort d’un réseau en fibre optique de 13,5 millions de kilomètres, l’opérateur historique compte, en 2017, un peu plus de 2 millions de clients très haut débit et près de 10 millions de foyers raccordables en FTTH. D’ici 2021, Orange compte faire passer ce dernier chiffre à 20 millions. 

L’accent mis par Orange sur le FTTH (fiber to the home, fibre mutualisée, pas de débit garanti, ndr) est très loin d’être anodin. Orange souhaite s’appuyer sur ce réseau très haut débit pour distribuer sa future offre FTTE (Fiber to the enterprise), une offre conçue pour les entreprises, basée sur l'offre domestique mais agrémentée de garantie de service.

Par ailleurs, Orange couvre quelques 6500 communes en FTTO (fiber to the office, une fibre dédiée avec un débit symétrique et garanti ainsi qu’une garantie de temps de rétablissement, ndr).

Les offres selon la taille ou les besoins de l’entreprise

  • TPE, artisans, professions libérales :
Pour cette cible, l’opérateur a conçu un ‘pack’ comprenant internet en très haut débit FTTH (en zone couverte, ndr), de la téléphonie ainsi qu’un forfait mobile.

L’offre, adaptable aux besoins, est légèrement supérieure à 170 euros HT par mois. OBS propose une garantie de rétablissement en 8h pour la ligne fixe et pour l’accès internet. La livebox pro peut, en cas de pépin, être échangée en boutique ou livrée sur site.

  • Au-delà de dix salariés :
Pour les structures monosite, ‘Business Internet voix’, s’adresse aux clients qui souhaitent obtenir une garantie de temps de rétablissement en 4h. Le service embarque une offre de téléphonie IP et un accès internet très haut débit (suivant la zone de couverture, ndr). La tarification pour cette offre dépend de la taille de l’entreprise.

Pour les entreprises multisites, ‘Business VPN’, se destine aux plus grosses structures, celles qui souhaitent, par exemple, connecter leur siège à plusieurs agences. À l’aide ce produit, les clients peuvent se construire un réseau IP personnalisé et évolutif. Les entreprises peuvent opter, au choix, pour une connexion FTTH ou FTTO. La tarification pour cette offre dépend de la taille de l’entreprise.

Pour les besoins de gros volumes en très haut débit, Orange a conçu l’offre ‘Business Ethernet’. Ce service permet de raccorder des backbone ou des datacenter. Sur cette offre, Orange propose des débits de l’ordre de 10 Gbit/s « voire plus si besoin » assure Orange. L’opérateur touche, avec ce service, 85% des entreprises multisites.

Business Ethernet comprend une garantie de service comprise entre 99,80 et 99,97% ainsi qu’une GTR en moins de 4h, suivant le contrat souscrit. La tarification pour cette offre dépend des besoins du client.

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5 réponses
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  • Rien n’a voir sur le marché grand public d’orange : nombreux foyers raccordables, très peu d’abonnés payants. 4g puis 5G vont rafler la mise, les fils qui détruisent rues immeubles et appartements en moins
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  • On ne sait si cet article est un publi reportage il y ressemble en tout cas mais ftte et ftto s’ils existent semblent complètement anachroniques tant les entreprises et mêmes les plus grandes s’affranchissent du réseau filaire pour ne plus utiliser que les technologies sans fil 4g 5G
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  • Etat des lieux intéressant, mais on peut se poser la question de pourquoi il y a moins d’opérateurs sur le domaine du service aux entreprises, à cela plusieurs explications :
    - il ne suffit pas de mettre en place un raccordement, qu’il soit fibre, métallique, satellite…il faut des réseaux de technologie OTN et MPLS en backbone, construire et gérer les services à partir de quantité de plateformes, gérer la sécurité de l’information, la sécurisation des flux, les niveaux de services (débits garantis, non garantis, gammes de débit..), avoir un service après vente et d’intervention de haut niveau car pour certaines entreprises, ce n’est pas le niveau de pénalité qui compte mais zéro défaut,
    - donc il faut gérer l’ensemble des réseaux constitutifs, avoir la vision globale de tous les maillons constitutifs,
    - et il faut investir de façon suffisante et avoir un personnel conséquent et de proximité pour maitriser toutes ces composantes,
    ce qui explique qu’il y a peu d’opérateurs présents sur ce segment de marchés.

    Car rien n’est impossible et il n’y a aucune barrière à l’entrée, chacun peut investir, gérer, développer, c’est un choix stratégique de couverture territoriale réduite pour casser les prix, ou de couvrir le territoire, et d’être présent sur un ou plusieurs marchés.

    Car il faut rappeler que complétel a investi dans le génie civil et le déploiement de fibres sur l’ensemble du territoire français pour les entreprises qu’il avait ciblé, et ce peu après l’ouverture du monopole, ce qui prouve qu’il est possible d’investir et offrir un service complet.

    Et de rappeler aussi que le régulateur impose à l’OH de louer ses nouveaux investissements à prix coûtant via des offres de gros, et avec obligation de laisser un espace suffisant entre le tarif commercial de l’OH et l’offre de gros imposée, ceci afin de lui prendre facilement des parts de marchés.

    Sauf que ce n’est pas si simple pour les raisons expliquées ci-dessus, encore faut il réunir toutes les conditions de réussite expliquées ci-dessus pour offrir des services de haut niveau.
  • 
  • Et ce principe d’assistanat auprès de ceux qui ne veulent pas investir (sur le dos des investisseurs et surtout de l’OH qui subit le principe de dissymétrie), se cantonnent à couvrir les zones urbaines en cassant les prix (non représentatifs d’une charge d’un vrai opérateur), cette sur-réglementation bien française qui s’enfonce dans la non concurrence par l’empilage des régles administratives de partage des investissements de l’OH à prix coûtant et donc de partage mécanique des parts de marchés au lieu de passer à une vraie dynamique concurrentielle et compétition,
    ce principe de « régulation » a un effet pervers majeur qui fait
    - que chacun fait le siége du régulateur pour profiter des nouveaux investissements de l’OH dans des conditions toujours plus avantageuses
    - et d’avoir le maximum de subventions (le chantage de la non rentabilité après avoir fait un dumping territorial) via le détournement de l’investissements des opérateurs vers la dépense publique des collectivités par un mécanisme du régulateur (principe des zones peu denses où c’est l’investisseur qui prend le risque pour les autres, donc peu de candidats, et pour cause…).

    Quand à la fibre de raccordement, il n’y a aucun monopole de droit (interdit sauf pour les collectivités qui se l’octroient, cf ci dessous !!) ni de fait car les immeubles câblés sont totalement ouvert à la concurrence de façon équitable et chaque opérateur peut investir en raccordement fibres entre le central télécom et le point de raccordement des immeubles qu’est le point de mutualisation (PM),
    De même il n’y a pas d’entreprise non desservie en THD, toute entreprise est raccordée par l’opérateur de son choix, en titant si besoin le bout de fibre qui manque.
    Et il y a en plus un service universel pour les entreprises (liaison louée) qui fait que chaque entreprise est systématiquement raccordée.

    Donc c’est la petite musique qui consiste à dire qu’il y aurait quelque part un certain monopole et qu’il faut mettre encore les bâtons dans les roues de l’OH alors qu’il loue déjà tous ses nouveaux investissements à prix coûtant (offres Celan, CE2O, C2E..), idem pour le marché des particuliers.

    Et le régulateur qui n’a pas tout compris de la logique marchande et concurrentielle, vient d’imposer un offreur de gros (Kosk) qui va faire des offres de gros à partir des réseaux de l’OH qui fait déjà des offres de gros à tarif piloté et imposé.
    Ce n’est pas en imposant à Renault de fournir des jantes carbone à prix coûtant au carrossier du coin que cet artisan va devenir un constructeur de voiture compétitif !
    On est en France, la mécanique administrative contreproductive entrave la logique marchande et la saine concurrence, et ce au prix de dépenses publique colossales, mis contreproductives, mal ciblées, mal maitrisées.

    En résumé, là où la compétition est ouverte et équitable, la concurrence est encore plus effective, et la solution est simple comme dans n’importe quel domaine marchand : investir et recruter pour assurer le service de haut niveau.
  • 
  • Le régulateur n’aide pas car ces administratifs (mais aussi les élus) se font plaisir à raisonner techno (sans connaissance des critères technico-économique d’emploi) au lieu de raisonner service et donc débit.

    Et face aux mauvais résultats des RIP (trop chers, peu compétitifs pour que les FAI se raccordent) les sénateurs ont même osé proposer une loi pour interdire le déploiement de tout réseau en parallèle des RIP, ce qui constitue une vente forcée (obligation de prendre le RIP, en fait déjà en place via des refus inqualifiables de permissions de voieries des élus), une entrave au droit européen de libre concurrence des réseaux, la création de nouveaux monopoles locaux alors que tout monopole est interdit depuis 1996 !
    Voila la vraie réalité du terrain, il n’y a pas de mots pour qualifier ces pratiques et conflits d’intérêts des élus qui privilégient leur réseau au détriment de la gestion normale de l’espace public et l’obligation de droit de passage européen. La mauvaise gestion et les mauvais résultats camouflés par la loi..il fallait oser.


    Car n’importe quel opérateur ne va pas déployer des réseaux s’il peut se raccorder à des réseaux performants et pas chers puisque payés avec nos impôts (250e/an pas ménage, qui le dit ?).

    Si les opérateurs déploient des réseaux en parallèle c’est par ce que la qualité et/ou les coûts des RIP sont inadaptés, qu’il est impossible de maitriser une qualité de bout en bout.

    Mais plutôt que traiter le problème de fond (délicat il est vrai, un nouveau fiasco en dizaines de milliards, comme les autres fiascos publics du plan câble wimax, RbL..), les élus proposent une loi pour interdire la concurrence !!

    Et il vont interdire la 5G quand ils vont voir les clients résilier le raccordement fixe ?
    il vont interdire la mutualisation des canaux radio fixe mobile sur mini cellule qui vont rendre inutiles ces raccordements fibres ? aucune vision prospective, aucune analyse économique et scénarios comparatifs, aucune analyse de risques…on connait une seule technique et on déclenche le rouleau compresseur de la dépense publique de la solution unique à coût maximal et sans remise en cause ni ajustement dans cet univers pourtant hyper évolutif, solution qui commence à être dépassée après les très longues discussions de déploiement avant que ça ne commence, ne parlons pas à l’arrivée.

    Mais dans quel pays sommes nous ?.
    Quand est ce qu’on va laisser ceux dont c’est le cœur de métier faire les bons choix technique et économiques de façon réactive, passer à une vraie concurrence ouverte et équitable (ouverture des réseaux symétriques), ce qui permettrait une couverture totale et sans argent public ?
    Et si le système en place n’est pas de fait au service des clients et des contribuables, alors ça profite à qui ?
    c’est sur cet axe qu’il faut pousser les investigations et il y a beaucoup à dire…le dessous de l’icebeg..qui nous enfonce dans la dépense maximale et la performance minimale, aucun doute possible, on est bien en France !
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