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Téléphonie IP et services innovants pour les PME

PME et IP : La fibre et les hauts débits dopent la téléphonie d’entreprise


Réseaux : Pour les entreprises, même de petite taille, l’alternative la plus efficace et la plus innovante au réseau de téléphonie analogique ou commuté (RTC), reste la fibre optique.

Les pouvoirs publics, les collectivités, l’autorité indépendante Arcep répètent que, sur les zones d’activité notamment en milieu rural, la fibre optique contribue à soutenir l’implantation ou le maintien du tissu industriel et commercial.  

Certes, mais il reste que la couverture ‘fibre optique’ est loin d’être achevée dans certains territoires, en raison de lourds investissements en génie civil et de tension du marché sur le créneau de la fibre mutualisée FTTH (Fibre to the home). Fort heureusement pour les TPE, celle-ci doit se développer dans sa version entreprise (FTTE), c’est-à-dire avec un service ‘pro’.

70% des PME éligibles ?

SFR Business estime que, « déjà plus de 70% des PME sont éligibles à la fibre dédiée SFR Business dans l’ensemble des régions ». A titre indicatif, cet opérateur déclare déployer son infrastructure fibre pour le FTTH dans plus de 600 villes en zone moins dense (dite « AMII », selon l’Arcep). Et, en répondant aux délégations de service public (les DSP), l’opérateur s’est engagé à déployer le FTTH dans plusieurs départements.

Et donc les déploiements FTTH étant très attendus, ils vont permettre de proposer aussi la fibre aux entreprises dans la version ‘pro’ ou « FTTE », à mesure que Orange, en tant qu’opérateur historique d’infrastructure, va devoir ouvrir ce marché. 

 

Bouygues Telecom ne manque pas d’enrichir son offre dans ce sens (à partir de 39€/mois). De son côté, SFR Business avec « Connect » et « Connect sécurisé » (fibre à 10M, 100M et 1G à partir de 300 €) reste dans la logique de la fibre dédiée ou FTTO (Fiber to the office). Mais sa nouvelle proposition - la « Box Business » sur accès FTTH -est à moins de 100€ avec Wifi , ligne téléphonique illimitée. 

Orange dit constater que les petites entreprises viennent de plus en plus à la « fibre pro » : « Le taux d’équipement progresse fortement », constate Thomas Boutreux, directeur marketing des solutions IP chez OBS. « Et l’offre « multiplay » se vend bien ». 

 

De leur côté, les installateurs ou acteurs de la téléphonie d’entreprise se félicitent de ces initiatives des grands opérateurs:  « La montée en capacité des grands opérateurs, avec une offre FTTH (fiber to the home) plus capillaire, contribue à porter les offres vers la téléphonie IP hébergée », constate Philippe Houdouin, p-dg fondateur de Keyyo Communication, un pionnier en la matière. 

Les débits utiles

C’est un fait: la fibre apporte un réel confort pour la téléphonie : « Le débit utile minimal est généralement calibré à 64 Kits/s par appel, ce qui signifie qu’il faut disposer d’un méga-bits/s pour 20 postes, explique Philippe Houdouin. Cela peut beaucoup varier selon l’activité de l’entreprise: « Il faut analyser si elle est communique beaucoup vers l’extérieur ou vers ses propres sites distants, si elle reçoit beaucoup d’appels entrants (activité assimilable à un service public, etc.), si elle opère beaucoup de transfert de documents images ou vidéo, etc. En général, nous préconisons des liaisons d’au moins 2 méga-bits/s ». 

D’où le confort d’une offre fibre FTTE « standard », qui commence en dessous de 60 €/ mois avec ce débit montant/descendant garanti.  

Pour rappel, le SDSL (sur câble cuivre de jadis…) peut parfois coûter plus cher. Seulement voilà, en attendant le réseau fibre FTTH / FTTE, beaucoup de PME n’ont pas le choix. Car, faute d’« éligibilité » à la fibre et faute de solutions radio (Internet 4G, déjà évoqué dans ce dossier), l’ADSL, conçu pour le « grand public » n’est pas une solution satisfaisante pour une entreprise (pas de garantie de débit, pas de service). 

Autre témoignage en faveur de la fibre pour les petites entreprises, celui de HubOne (offres Smart Call et Call & Collab) : « Il est aujourd’hui possible de déployer pratiquement la fibre sur toute la France, grâce aux accords avec les opérateurs locaux d’infrastructure. Mais, pour les TPE/PME, il reste, il est vrai, à valider l’ouverture de la fibre FTTE par Orange. », confirme Arnaud Clément, directeur marketing et avant-vente. 

>>>A lire, notre dossier :  Le très haut débit, levier incontournable de la transformation numérique<<<

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5 réponses
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  • Remettons les choses dans l’ordre :

    l'alternative au service analogique téléphonique n’est pas un support de raccordement mais forcément un service, et donc un service téléphonique sur technologie réseau de type IP.
    Les offres de service de téléphonie sur techno IP existent depuis plus de 10 ans chez tous les opérateurs.

    Le support est une toute autre considération qui n'a rien à voir et qui concerne le niveau de débit dont le client peut avoir besoin pour d'autres services.

    Le client définit ses besoins et examine les offres des opérateurs et souscrit si le tarif, la qualité de service lui convient.
    Ensuite que ce soit réalisé en raccordement sur cuivre en vdsl, sur fibre, par satellite....n'est pas le problème du client, c'est l'opérateur qui fait le meilleur choix technico-économique en fonction des zones d'emploi des technologies, de leur coût, de la densité des clients....

    Et si le débit demandé induit le poser une fibre en raccordement, elle sera posée à la demande comme ça se fait depuis plus de 30 ans pour les entreprises et ce, bien avant que n’existe l’adsl.

    Ne parler que du support au lieu du service et imposer qu'il faut tout précabler en fibre est le conseil « gratuit » de tous ceux qui en tirent bénéfice (via appels d'offre, argent public qui passe par les strates administratives (sic), « conseils » de cabinets d’études payés au pourcentage des travaux...).

    La logique normale marchande est celle indiquée ci dessus (vraie concurrence, choix du service-> définition du support..dans le cadre de vrais BP), et si ce n'est pas les cas c’est parce que le secteur télécom est toujours administré plus de 20 ans après l'ouverture du monopole et de plus en plus au lieu de basculer dans une vraie concurrence ouverte et symétrique qui induirait la saine logique ci dessus.

    Et dire que c'est la fibre qui booste la demande en zones rurales est un raccourci très douteux car la réalité est que le régulateur, les élus, les lobbys..ont réussi à faire interdire la montée en débit sur cuivre, c'est-à-dire de pouvoir déployer massivement des armoires VDSL pour couvrir très vite le territoire en THD de 30 à 100M en utilisant les 2 derniers km de cuivre, couverture qui irait beaucoup plus vite que de retirer une fibre de bout en bout par client, tout en coutant de 5 à 10 fois moins cher que le tout FTTH.

    C’est bien le régulateur en tête en connivence avec les lobbys qui ne sont pas intéressés pour dépenser moins et donner très vite le bon débit, et donc ont créé la pénurie en débit.

    10 ans de perdus depuis 2007 où la France a été le premier pays d’Europe en couverture adsl avec 15 millions de clients à cause de ce mauvais choix imposé aux opérateurs et donc aux clients.
  • 
  • Donc on a privé les habitants des zones rurales et périurbaines en les laissant à des débits très faibles parce que la bonne solution efficace et rapide a été interdite, et on claironne ensuite qu’en apportant la fibre, ils sont très contents d’avoir du débit par la seule solution imposée, certes !!!

    On les affame et ensuite on dit : vous voyez bien qu’ils aiment le seul plat possible du caviar service public ! et qu’ils payent au prix fort sans qu’on leur explique comment !

    Parce que s’il y avait une réelle concurrence les clients seraient déjà raccordés en vdsl et seraient très contents du service et le FTTH n’aurait pas beaucoup de succès, tout comme il plafonne à 30% de taux de pénétration en zones urbaines et où sont interdites les armoires VDSL parce que ça ferait de l’ombre au dogme du tout FTTH, mais les centraux qui couvrent une grande partie des zones urbaines sont ouverts à l’adsl2+ et VDSL.
    La couverture VDSL aurait pu être faite sur fonds propres opérateurs, et donc et sans avoir besoin d’argent public : 35 milliards de dette supplémentaire pour rien !.Merci au régulateur, élus..de faire plonger un peu plus le chômage à cause des impôts et charges induits, mais de toute évidence ce n’est pas leur problème…

    Et heureusement qu’on informe pas le client aussi contribuable sur les coûts complets, et que donc il va payer pour rien 250e/an/ménage pendant 10 ans sinon il serait furieux de ces choix à coût maximum pour déploiement le plus lent, et sur son dos sans lui demander son avis, donc sans concurrence des réseaux et du marché.

    Encore une fois, la remarque vaut surtout pour le marché des particuliers, toute entreprise qui veut du 100M, du 1G, 10G…sera raccordée par l’opérateur de service de son choix.

    Est-ce bien le rôle d’un régulateur ? est ce bien ce qu’est en droit d’attendre le client et le contribuable ? as ton encore besoin de ces instances anticoncurrentielles, dépensières et contreproductives, plus de 20 ans après avoir ouvert le monopole ?
    Car comme exposé, les bonnes solutions peu couteuses et très performantes existent, de quel droit les interdire au client pour lui puiser d’autorité dans sa poche de contribuable et sans lui dire, des montants importants pour financer le dogme de la solution unique, la plus chère et la plus lente en déploiement ?

    Et si on passait à une vraie dynamique concurrentielle concurrence ouverte, équitable et symétrique qui évacuerait de fait des profiteurs intermédiaires, qui permettrait aux opérateurs de faire les bons choix en toute liberté, d’imposer la couverture aux opérateurs de réseaux sur fonds propres comme sur le mobile (et l’appliquer !), donc de s’affranchir de 35 milliards de dette inutile, de donner plus de débits aux clients et avec les bons tarifs grâce aux choix optimaux des opérateurs dont c’est le cœur de métier et sans lui ponctionner d’impôts inutiles ?

    Et donc de revenir premier pays d’Europe en couverture THD après avoir été 1er en adsl, et non le bonnet d’âne en couverture en débit parce qu’on pilote par la couverture d’une techno et qui va être dépassée puisque l’évolution est plutôt la mutualisation radio fixe mobile en 5G.
    Mais il faudrait supprimer le frein aux bons choix : le régulateur ! qui justifie ses emplois croissants et son existence par la production au quotidien de toujours plus de règles sinon ils n’auraient plus de travail…une des 1600 commissions théodule recensées par la cour des compte..l’auto allumage après la création pour durée très limitée.

    On est en France, on marche sur la tête à imposer la dépense publique maximale pour la performance minimale et le problème est toujours de même nature…
    Sachant que le régulateur est nommé par le gouvernement, donc à lui d’agir..
  • 
  • Quelques précisions techniques en complément :

    Sdsl conçu pour le public et donc pas de débits symétriques, garantis..
    C’est inexact et là aussi une confusion entre le support, la technologie backbone, le service final.

    Si l’entreprise de production de yaourt est raccordée en fibre pour ses services de télécommunications, parle t on pour autant de yaourts FTTH ? ce qui compte c’est le service, pas une techno quelquepart dans la production amont. Car pourquoi on ne parle pas de service OTN, MPLS ? (technos backbone) ?

    Adsl, sdsl, vdsl… sont des techniques qui permettent des débits plus élevés sur la boucle locale cuivre et bien supérieurs à la limitation antérieure par un codage binaire sans sous porteuses.
    Mais ces technologies ne préjugent en rien de l’utilisation qu’on en fait.
    On peut donc les abouter à une techno best effort paquets niv 3 et on aura un service final best effort, on peut passer par un réseau mpls niv 2 et faire des services à débits garantis, avec des classes de services…tout est possible et tout a un coût, et donc des tarifs différents.

    Et les services à débits garantis sur ces types de raccordement sont largement commercialisés par les opérateurs. Une fois de plus ce n’est pas la technique intermédiaire qu’il fait regarder (désinformation sur sa limitation pour promouvoir le tout fibre), il n’y a que le service final qui compte et il existe.


    Débit utile maximal à 64k pour la téléphonie :
    Ce débit est le choix historique et normalisé pour faire de la téléphonie sur un réseau de type commutation de circuits.
    Dire qu’il faut plus de débit pour la téléphonie n’est pas la tendance car au contraire on arrive à de très bons niveaux de qualité par des techniques de codage sophistiquées à des débits très bas. La téléphonie mobile HQ se situe entre 5 et 15 kbits/s sur le lien mobile BTS !

    Et la technologie dsl n’interdit en rien de prendre des débits supérieurs si c’est jugé utile, il n’y a aucune limite structurelle du « tuyau » en débit.


    Boucle mutualisée :
    Cette appellation peut induire (ou suggère) uen didée fausse qui signifierait que le débit est limité par ce choix.
    Là aussi il s’agit du choix technico-économique de l’opérateur (sous contraintes inutiles très fortes de la régulation) :
    - Il faut distinguer le câblage des immeuble set locaux qui sont ouverts à la concurrence (peut importe qui a cablé, chaque FAI peut utiliser ce câblage dans des conditions équitables)
    - Et le lien entre le PM et le central qui est du domaine concurrentiel (contraint) et où chaque opérateur peut tirer ses fibres sur fonds propres et avec la technologie qui lui convient.

    Le PM est techniquement un point de brassage c'est-à-dire de connexion ouverte entre les fibres de l’immeuble et les fibres amont des opérateurs privés.

    Certains opérateurs ont choisi d’utiliser des coupleurs qui permettent d’utiliser moins de fibres et de tuyaux de génie civil, un même débit d’une fibre est dupliqué sur n fibres à la sortie du coupleur .mais ce ci ne constitue en rien une limitation en débit. Ces coupleurs permettront des évolutions pour upgrader à des dizaines de Gbits (XGSPON) ou multiplexage en longueur d’onde (NGPON2).

    Le fait de faire le choix d’une fibre dédiée pour raccorder une entreprise est un choix qui repose essentiellement sur la maitrise de la qualité de service qui est d’un niveau très élevée et bien supérieur à l’internet du client particulier, et y compris pour configurer de façon plus simple un double parcours en raccordement.

    A noter à travers cette remarque que la confusion règne entre les services FTTH pour les particuliers et les services offerts aux entreprises.
    Le tarif FTTH (internet des particuliers) est faible parce que le service est de niveau best effort, donc raccordé à des réseaux amont simples (IP niv 3).
    Le service aux entreprises est beaucoup plus élevé parce que les réseaux backbone amont sont complexes (technos OTN et MPLS, traitement niv 2, quantité de plateformes de services, sécurité et sécurisation de haut niveau, configurations des services complexes, services NAT, firewall, VPN de services, …MTBF et MTTR de haut niveau..).

    Donc ce n’st pas parcequ’on va raccordé une entreprise sur une technologie de type FTTH particulier (coupleurs), qu’on va de ce fait avoir des services complexes entreprises au tarif du service internet FTTH des particuliers.

    Et encore une fois, il n’y a pas besoin d’attendre le déploiement FTTH couplé à FTTO pour qu’une entreprise sorte du moyen âge et puisse passer du vieux téléphone à des débits numériques : toute entreprise qui a besoin d’un certain débit est desservie et raccordée par l’opérateur de son choix, et en fibre si besoin depuis plus de 30 ans, bien avant que n’existe l’adsl et avant l’ouverture du monopole …
  • 
  • correctif, lire :

    Le tarif du service aux entreprises est beaucoup plus élevé parce que les réseaux backbone amont sont complexes...
    + quelques autres fautes de frappe..

    j'ajoute que le Gfast permet un débit de 1G sur cuivre sur le dernier hm.

    A ce tire, un des freins au taux de pénétration FTTH particuliers est le câblage interne de l'appartement.
    Donc quelqu'un qui a déjà 20M en adsl2+ avec TVHD, voire 50M en VDSL, n'a pas trop envie de faire des travaux chez lui, percements, avec rdv et risque de rdv manqué....même s'il aura un débit descendant supérieur.
    C'est ça qui explique le fait que le taux de pénétration du FTTH plafonne à 30% en zones urbaines (70% des dépenses colossales sont en sommeil), alors que la taux de pénétration d'armoires VDSL est de 100% puisque tous les clients bénéficient du débit max au câblage de l'armoire sur les fils existants.

    Donc les technos qui permettent d'apporter le bon débit au plus bas et délivrer le débit sur support existant permettent des taux de pénétration bien supérieurs (yc FTTdp).

    dans ces conditions yc de coûts et de lenteur de déploiement, l'obstination administrative du full FTTH, c'est un projet soviétique avec une gestion grecque.

    car l'équation économique est effrayante :
    - pour faire un service internet adsl à 20e/m, il ne faut pas toucher à ce qu icoûte le plus cher dans les réseaux : la boucle locale,
    et le FTTH, c'est refaire ce qui coûte le plus cher : toute la boucle locale en optique (35 milliards) et ce pour un delta chiffre d'affaires peut différent de zéro, car c'est un marché de substitution de l'internet adsl !
    donc expliquer qu'avec des armoires VDSL on couvre beaucoup plus vite en THD et avec une dépense de 5 à 10 fois moins cher et sans argent public si on passe à une concurrence ouverte, c'est non seulement vital pour le service rendu aux clients, mais aussi primordial pour la dette.


    encore une fois, le problème est différent pour les entreprises, et sur ce cas il s'agit de l'outil de travail et l'offre et la demande sont en adéquation, l'opérateur définit ce qu'il faut pour délivrer le service demandé, en profitant du déploiement FTTx en cours ou sans.
  • 
  • Ultime point très important, désinformation subtile, prêcher le faux pour avoir des facilités artificielles et anticoncurrentielles, explications :

    « Et donc les déploiements FTTH étant très attendus, ils vont permettre de proposer aussi la fibre aux entreprises dans la version ‘pro’ ou « FTTE », à mesure que Orange, en tant qu’opérateur historique d’infrastructure, va devoir ouvrir ce marché. ».

    L’OH a l’obligation de louer ses maillons de réseau historique à prix coûtant : le génie civil (les tuyaux), le support cuivre boucle locale, les m² dans les centraux…

    Et tout ça est déjà en place depuis plus de 20 ans et c’est ce qui permet à tout opérateur de déployer ses propres réseaux sur tout le territoire, fibres sur al boucle locale ou pour faire un backbone…

    Cependant le régulateur impose aussi à l’OH de louer ses nouveaux investissements à prix coûtant sous forme d’offres de gros : il s’agit d’offrir de gros débits (tronc) et des débits capillaires de x100M pour aller chercher le client final (feuilles).
    De plus l’OH a obligation de laisser un espace suffisant entre son offre de gros à prix coûtant et son tarif commercial de l’offre, ceci afin que tout opérateur puisse offrir le même service sans investir et prendre facilement des parts de marchés.

    Cette pratique est un abus de droit car n’importante quel opérateur peut déployer ses propres réseaux dans les mêmes conditions économiques que l’OH.
    S’il y avait abus de position dominante, d’une part il y aurait déjà des sanctions prises, d’autre part ce sujet est du ressort de l’Autorité à la Concurrence.
    Et donc donner des parts de marchés par ces dispositions mécaniques, c’est en bon français une subvention occulte, non tracée, non fiscalisée allouée par un régulateur qui s’octroie de fait une liberté par rapport au droit commercial incarné par l’AdC.

    Cette régulation qui n’a plus lieu d’être 20 ans après l’ouverture à la concurrence (contrairement aux US qui sont très vite passés à une vraie concurrence) et donc cette asymétrie injustifiée qui consiste à obliger l’OH à louer ses nouveaux investissements à prix coûtant, donc une disposition à priori et non au constat d’abus à postériori, génère quantité d’effets pervers (baisse de l’investissement et de la couverture..), et entre autre le jeu des opérateurs qui font le siège du régulateur afin
    - d’obtenir des conditions d’utilisation des nouveaux investissements de l’OH dans des conditions toujours plus favorables,
    - de dire que rien n’est rentable afin d’avoir de bénéficier des subventions publiques.

    Et ça marche : chantage à la non rentabilité de la montée en débit (après avoir fait des tarifs prédateurs), et donc au lieu d’investir quelques millions d’euros sur fonds propres pour couvrir, ils bénéficient de subventions de dizaines de millions d’euros en déploiement FTTH payé par le contribuable (et le régulateur met la pression sur l’OH pour accélérer le déploiement FTTH).

    Donc en clair une politique d’assistanat de ceux qui ne veulent ni investir ni recruter au détriment de celui qui investit pour les autres avec perte mécanique des parts de marchés. Car dans quel domaine marchand, plus on investit pour raccorder les clients, plus on perd des clients ? (cf les investissements par opérateurs : bouygues et free environ 1,5MM, numériclable SFR : 3,5, Orange 7,5)

    Donc un renvoi d’ascenseur réciproque, la plupart des opérateurs bénéficient de la généreuuse « régulation », le régulateur justifie son existence par l’approbation des mesures des opérateurs et claironne de bons résultats là où un audit de fond démontrera facilement le contraire, cf ce qui est décrit ci-dessus et qui est la réalité opérationnelle.

    Donc l’affirmation que l’OH va devoir ouvrir ce marché est subtile et trompeuse, c’est le matraquage de messages manipulateurs et faux sur le constat : le marché est ouvert depuis 20 ans, tout opérateur peut investir dans des conditions équitables comme décrit ce dessus, chacun utilise le câblage des immeubles dans des conditions identiques et chacun peut tirer les fibres pour raccorder le PM au central, absolument rien ne justifie qu’un opérateur doivent louer aux autres et dans des conditions mécaniques de pertes de parts de marchés ce qu’il a fait.
    Car l’autre erreur de raisonnement est de croire qu’un louant un bout de réseau, chacun va devenir opérateur mondial dans le domaine entreprise : il faut pour y arriver la maitrise complète des réseaux de bout en bout, avoir de solides backbones multitechnologies, quantité de plateformes des services, gérer la sécurité et la sécurisation….donc investir et avoir les effectifs avec la présence territoriale, ce qui explique qu’il ya peu d’opérateurs présents sur ce segment très exigeant. Et chacun peut y arriver mais en investissant et recrutant.

    C’est ça aussi le jeu de la régulation à la française avec pour conséquences un nivellement par le bas faute d’une vraie concurrence.
    Il faut au contraire passer à une vraie dynamique concurrentielle au bénéfice des clients, des contribuables, de la filière et de l’emploi.


    Et avec de telles contrevérités au quotidien, comment les élus peuvent ils comprendre quelque chose à ce secteur déjà complexe même pour les experts, pas étonnant qu’ils se fassent embarquer dans des investissements inutiles, contreproductifs, très coûteux, inefficaces.
    Mais pas perdu pour tout le monde, d’où la difficulté à faire passer les bons messages pour contrecarrer ces pratiques que chacun peut qualifier une fois données les explications claires sur la réalité de fond.
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