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Windows 10 : du bing bang au grondement permanent


Technologie : Microsoft a renoncé avec Windows 10 à sortir des versions majeures de son OS tous les 3 à 4 ans. Le passage à un Windows as service a permis des avantages, mais certains inconvénients également.

 

Planifier une migration de Windows, c'était un projet d'ampleur nécessitant un énorme investissement en temps et en efforts. Premièrement, les décisions stratégiques : combien de temps faut-il attendre après le lancement de la nouvelle version avant d'entamer la mise à jour ? Trop tôt et il faut alors attendre que Microsoft corrige les bugs. Trop tard et vous serez passé à côté des avantages et peut-être même fait totalement l'impasse.

Puis viennent les véritables complications. Les anciens PC fonctionneront-ils toujours avec la nouvelle version ? Qu'en est-il de toutes ces anciennes applications et pilotes ? Le conseil d'administration accepterait-il le coût de la migration et des heures supplémentaires pour mener le projet ? Les utilisateurs se révolteront-ils contre le nouveau design quand ils allumeront leur PC lundi matin?

Adieu big bang des 3 ans

Microsoft laissait auparavant s'écouler environ trois ans entre les versions de Windows (Vista en 2006, Windows 7 en 2009, Windows 8 en 2012 et Windows 10 en 2015). Si ce modèle était toujours en vigueur, les organisations commenceraient aujourd'hui à réfléchir à leur migration ou non sur Windows 11.

Mais il n'y a pas de Windows 11. En effet, il se pourrait bien que dans trois ans, nous parlions toujours de Windows 10 - à moins que Microsoft ne décide de proposer un nouveau système d'exploitation as a service. Les mises à jour sont livrées sur une base continue plutôt que comme une seule et grande mise à jour.

Sur le plan positif, cela signifie - pour les entreprises qui ont déjà migré vers Windows 10 - qu’il n’y a pas pour la première fois de mise à niveau Windows énorme et ingrate à mener (même si cette joie attend toujours les nombreuses personnes qui n’ont pas encore fait le saut depuis Windows 7).

Mais, au lieu d'une mise à niveau du type big bang tous les trois ans environ, le passage à Windows-as-a-service signifie que les administrateurs informatiques doivent désormais gérer un flux régulier de mises à jour.

Jusqu'à présent, cela s'est traduit par une importante mise à jour des fonctionnalités de Windows 10 tous les six mois environ (la prochaine, Redstone 5, interviendra en septembre ou en octobre). S'y ajoutent également des mises à jour mensuelles qualité (a.k. a Patch Tuesday) qui visent à corriger les bugs, ainsi que des versions «hors bande» pour les bugs graves et les versions 'C' et 'D', ensuite intégrées au prochain Patch Tuesday.

Perdu ? Vous n'êtes pas le seul - Microsoft offre un bon résumé si cela vous intéresse.

Problèmes de qualité des correctifs

Mais désormais, certains des administrateurs qui doivent installer et gérer ces correctifs pour les entreprises se plaignent que la qualité de ces correctifs leur cause des problèmes. Les entreprises ont-elles donc échangé l'agonie peu fréquente d'une mise à niveau massive contre la douleur persistante liée à l'installation d'une série interminable de correctifs ?

"Nous souhaitons que les logiciels Microsoft soient tels que nous pouvons installer toutes les mises à jour et tous les correctifs immédiatement, sans réserve. En l'état actuel, nous ne faisons pas confiance au logiciel et à la qualité des correctifs" a déclaré à Microsoft un groupe d'utilisateurs dans une lettre ouverte.

Microsoft, pour sa part, affirme que la stratégie de patch est simple et prévisible. Et bien sûr, elle continue de progresser, par exemple grâce à l'utilisation de l'IA qui va permettre d'empêcher votre PC de procéder à une longue mise à jour juste au moment où vous avez décidé d'aller prendre un café.

Mais il reste encore beaucoup à faire, et Microsoft devrait s’assurer que les correctifs qu’il produit sont bien testés et ne posent aucun problème aux organisations qui les déploient.

L'une des conséquences du passage à Windows-as-a-service est qu'il devient beaucoup plus difficile de ne pas accepter les mises à jour de Microsoft (cela est pratiquement impossible pour un consommateur, et les entreprises ne peuvent que les bloquer provisoirement).

Cela signifie que les entreprises et les consommateurs doivent avoir confiance dans l’orientation prise par Microsoft et s’assurer que l'éditeur peut également fournir le bon niveau de qualité.

Pour beaucoup, le passage à Windows as a service présente des avantages certains. Microsoft en tire profit, car il n'aura pas à prendre en charge autant de versions différentes de Windows. Pour les utilisateurs, les nouvelles fonctionnalités majeures et mineures arrivent régulièrement sans avoir à produire beaucoup d'efforts.

Ces lourds projets de migration appartiennent désormais au passé et peu voudraient les voir revenir. C'est pourquoi il est dans l'intérêt de tous de veiller à ce que l'évolution de Windows as a service soit aussi fluide que possible.

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5 réponses
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  • "Jusqu'à présent, cela s'est traduit par une importante mise à jour des fonctionnalités de Windows 10 tous les six mois environ"
    Euh excusez-moi mais il ya très peu d'évolutions majeures de Windows 10 depuis son lancement en 2015. Peut-être encore moins que d'évolution dans la suite de logiciels Adobe depuis qu'elle est vendue exclusivement par abonnement. C'est pour dire !
  • 
  • C'est vrai qu'il y a toujours des choses à inventer mais en milieu professionnel en général les nouveautés n'ont qu'un intérêt relatif, dès l'instant où on dispose d'un système, d'une suite Office de tous les outils pour faire fonctionner quelques logiciels de gestion et de création notamment le réseau, le reste est superfétatoire que ce soit la météo, les news plus ou moins orientées ou candy crush, franchement ...? Donc finalement pourquoi changer d'interface utilisateur tous les trois ans ce que s'est contenté de faire Microsoft pendant des décennies c'est un mystère,
    Donc disposer d'une interface utilisateur pérenne, après-tout c'est plutôt sain, avoir un noyau sain et surtout stable et sécurisé aussi mais perdre son temps à vérifier et tester l'opportunité d'adopter telle ou telle mise à jour simplement parce qu'elle est imposée c'est franchement chiant surtout si au final c'est pour intervenir sur une fonction dont on n'a pas besoin.
  • 
  • Déjà, que MS arrête leur délire des 2 mise à jour par an qui n'apportent quasi rien en nouvelles fonctionnalités mais beaucoup de bugs, ça sera une bonne chose!

    Y'a jamais eu autant de problèmes sur W10 que depuis qu'ils sont passés à 2 mise à jour majeures par an. Avant avec une seule màj majeure ça fonctionnait très bien et y'avait peu de bugs, maintenant ça fait suer tout le monde: les utilisateurs lambda qui soudainement après une grosse mise à jour (qui souvent met des heures car peu d'ordis ont un SSD) voient des bugs arriver qui rendent inutilisable le PC, quand ce n'est pas la mise à jour majeure qui plante complètement le PC.... Ca emm... les dépanneurs informatique car faut trouver la cause du problème et parfois on ne peut rien y faire si ça vient d'un pilote pas à jour qui n'est plus supporté par le constructeur, et on peut même pas bloquer la mise à jour majeure au moins pendant un temps sur les versions familiales, ça emm... les PME qui bien souvent n'ont pas de service informatique... Bref, MS fait suer son monde et refuse de faire machine arrière en revenant à une seule mise à jour majeure par an, ce qui prouve bien qu'ils en ont rien à foutre de leurs clients malgré les retours sur tout les forums.
  • 
  • Pourquoi Windows 11? Dans mon entreprise l'OS des clients n'a aucune importance car la stratégie est l'utilisation d'espace collaboratif de type Nextcloud accessible par n'importe quel navigateur. Les rares applications Windows qui subsistent sont accessible via Apache Guacamole en RDP.
    Les nouveaux clients sont souvent configurés en Debian.
    Ce type de configuration a également l'avantage de simplifier les processus de backup car il n'y a rien sur les clients.
    Au démarrage les utilisateurs ont selon leur profil une page web avec les raccourcis vers leurs applications distantes.
  • 
  • > Au démarrage les utilisateurs ont selon leur profil une page web avec les raccourcis vers leurs applications distantes.(Triangle)
    J'ai l'impression que la boite utilise ce genre de solution ou équivalent.
    Nous, c'est avec une tablette(Android)+4g et le navigateur Chrome.
    Je reste étonné de la simplicité et convivialité du produit.
    On a toutes les appis « métier » qui sont disponibles en mode « Web ».
    C'est léger et plus pratique par rapport à un PC+windows !
    Par contre moi, j'ai grossi avec l'age mais c'est pas le sujet !
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